Critique – The Misadventures of P.B. Winterbottom, ou comment bien suivre une recette

Pas très mémorable, c’est le sentiment qu’il me reste de mon parcours à travers The Misadventures of P.B. Winterbottom. Paru au beau milieu de l’essor des développeurs indépendants sur le Xbox Live Marketplace, le jeu semble vouloir profiter de la vague pour offrir un produit peu inspiré qui calque beaucoup de concepts du moment sans faire preuve de quelque originalité que ce soit. Quoique bien exécuté et profitant d’une esthétique amusante, le jeu s’avère avoir mal vieilli quand on le compare à d’autres titres du temps.

 

Fiche technique

  • Développeur : The Odd Gentlemen
  • Plateformes : PC, Xbox 360
  • Nombre de joueurs : 1
  • Type de jeu : jeu de plateformes et de casse-têtes
  • Date de parution : 17 février 2010
  • Prix de base : 5,49 $

 

 

Du burlesque vidéoludique

Winterbottom a une prémisse très simple : le joueur incarne un petit gentleman qui cherche à voler le plus de tartes possible pour pouvoir toutes les garder pour lui même. L’histoire est racontée par séquences de narration accompagnées d’une esthétique de vieux films muets, l’intégralité du jeu se déroulant en noir et blanc. Sa quête a bien évidemment la dose d’humour qui semble nécessaire considérant la prémisse. Sans être hilarante, l’histoire se révèle toutefois amusante et d’un ton léger et sympathique. La bande sonore frivole et la narration qui adopte souvent un ton moqueur par rapport à son sujet contribuent également à l’ensemble de l’esthétique qui rappelle le burlesque du cinéma muet.

Winterbottom 02

 

Une exécution solide, une recette bien connue

Au niveau de la jouabilité, le jeu semble s’inspirer fortement de Braid : il y a un certain nombre de mondes avec plusieurs niveaux contenant chacun un casse-tête. Chaque monde introduit une toute nouvelle mécanique de jeu qui est en lien avec le contrôle du temps ou le fait de cloner le personnage, permettant de le multiplier pour arriver à ses fins. La plupart des casse-têtes sont basés sur la physique du jeu, avec des balances, des interrupteurs et plusieurs instances où il faut empiler les personnages afin d’accéder aux tartes tant convoitées. Le niveau de difficulté a une progression organique et solide au fil du jeu, ne surprenant jamais le joueur avec quelque chose qu’il ne pourrait pas surmonter avec un peu de réflexion par rapport à la nouvelle mécanique introduite. L’expérience évite donc la frustration que beaucoup de jeux de casse-tête basés sur la physique évoque chez les joueurs et la nature aléatoire de certains de ceux-ci. Une série de niveaux qui, sans ressortir de façon mémorable, sont exécutés de façon adéquate et offrent une séance de jeu appréciable.

Winterbottom 01

 

Conclusion

On sort donc du deux ou trois heures que nécessite Winterbottom pour être terminé en étant certes satisfait, mais difficilement marqué par celui-ci. On pourrait presque dire que Winterbottom est une sorte de version légère et un peu plus approchable de Braid, produite comme en réponse à celui-ci, que beaucoup considèrent comme trop prétentieux et difficile d’approche. Un produit typique du Xbox Live Arcade des années de la Xbox 360, Winterbottom exécute avec une maîtrise tout ce qu’il tente d’accomplir.

On aime :

  • La nouveauté constante des mécaniques de jeu;
  • L’esthétique burlesque amusante.

On aime moins :

  • L’originalité et l’innovation que l’on a peine à trouver ici.

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