Critique – Dragon Quest VII : Fragments of the Forgotten Past

Après sa sortie au Japon en 2013, Square Enix offre enfin au public nord-américain la chance de retourner dans l’univers fantastique de Dragon Quest VII, pour la 3DS. L’attente est-elle méritée?

Les amateurs de consoles rétro et de RPG japonais seront bien sûr reconnaître leur bon vieil ami, sorti ici sous le nom de Dragon Warrior VII, le dernier jeu de la série avec ce titre américanisé.

 

FICHE TECHNIQUE

  • Développeur : Square-Enix
  • Plateforme : Nintendo 3DS
  • Nombre de joueurs : 1
  • Type de jeu : RPG
  • Prix de base : 49.99 $CAN
  • Disponible en français : oui

 

Scénario

Un jeune homme sans nom (mais selon Wikipedia c’est maintenant Auster) provenant d’un petit bourg s’allie avec divers personnages – dont Kiefer, le prince du royaume local et Maribel, une amie d’enfance au caractère fort, mais qui aurait des sentiments pour notre héros – pour vaincre des monstres petits et gros, ramasser des artefacts magiques et ainsi sauver la planète.

Cette histoire peut sembler extrêmement peu originale, mais elle sert de base pour une aventure très rafraîchissante qui traite de voyages temporels autant que du mysticisme habituel. La plupart des lieux peuvent être explorés à travers différentes époques, ce qui ajoute une touche intéressante de folklore à l’univers présenté.

screen-shot-2016-09-19-at-10-50-38-pm

Au début du jeu, il n’y a que l’île d’Estard sur toute la planète, au centre de la mer. Cette certitude géographique s’avère être en fait un leurre. Au cours de votre aventure, les personnages ramassent des tablettes de pierre, les titulaires “fragments du passé oublié”. En les remettant à leur juste place dans un temple sur l’île, ils vous transportent dans le passé sur une île ou un continent différent, dans une temporalité différente.

Toutes ces îles présentent des défis et missions que vous devrez accomplir et une fois victorieux, l’île se réintègre au présent, vous permettant de la visiter en bateau, trouver les autres vestiges du monde et de fil en aiguille remettre le monde en place. Un défi de taille, mais qui offre plusieurs possibilités côté design des lieux et personnages rencontrés et des histoires offertes au joueur. Jusqu’à présent, le jeu impressionne.

screen-shot-2016-09-19-at-10-51-01-pm

 

Jouabilité

Là où on sent que Dragon Quest VII a moins bien vieilli, c’est dans la jouabilité. Tous les éléments de l’original côté design sont présents, hormis quelques petites mises à jour dans le rythme général du jeu. Après avoir été impressionné par la mise à jour des graphismes, de voir que le jeu contient quelques éléments agaçant des RPG japonais de l’époque est un peu décevant.

Tout, des menus à l’exploration, se fait manuellement, sans les petits automatismes ou features anti-frustration que les RPG japonais modernes nous ont fait part. Des trucs simples comme savoir combien de points d’expérience sont nécessaires pour monter de niveau sans avoir à visiter un sage dans un village, ou simplement le rythme des combats semble vraiment plus lent maintenant qu’on est habitué avec les préférences modernes de design.

La chose qui m’a personnellement le moins plu, c’est d’avoir à constamment revenir sur mes pas. Je quitte le village que je visite au moment, j’arrive à la caverne, je parcours la caverne, me bats contre 3 boss, trouve l’item et je dois ensuite refaire tout le chemin dans le sens inverse pour pouvoir continuer, sauvegarder, etc.

screen-shot-2016-09-19-at-10-53-01-pm
Je suis conscient que c’est le style de l’époque et j’apprécie la préservation historique, mais, à moins que revenir sur mes pas serve à engendrer d’autres conversations ou mises en scènes, ça ne sert à rien d’autre qu’à gonfler artificiellement la durée du jeu. On dit que le jeu nécessite 120 heures minimum juste pour l’histoire, mais je suspecte qu’au moins un tiers de ce compte prends tient aux innombrables marches arrières.

Bien sûr, cette observation s’applique à bien des RPG japonais de l’époque, à vous de faire votre idée. Tout ceci se justifie assez facilement et ne nuira pas à l’expérience des vétérans et amateurs du genre. Il pourrait par contre rebuter certains nouveaux venus, mais ce n’est pas assez un point négatif pour ruiner toute l’expérience. Le jeu en autrement fonctionnel et simple à apprendre et maîtriser.

Tout le reste se repose essentiellement sur les habituels systèmes de niveau mélangé à un système d’emplois similaire à celui de Final Fantasy V. Une nouvelle fonction pas mal utile est un petit radar sur l’écran tactile qui vous avertit lorsqu’un fragment est dans le même environnement que vous, ce qui facilite beaucoup la quête comparée à la version originale sur PlayStation. Des donjons générés aléatoirement grâce à la fonction Streetpass viennent agrémenter l’expérience, mais sans plus.

screen-shot-2016-09-19-at-10-51-58-pm

 

Graphismes et ambiance

Comme bon nombre de gens, j’aime bien Akira Toriyama. Ayant toujours un volume de Dragon Ball dans mon sac à dos au primaire, son style se marie particulièrement bien au jeu de rôle japonais. Tous les personnages de Dragon Quest VII, comme ceux des opus précédents et
suivants, sont attrayants tant par leurs dialogues que par leurs designs. Coloré et dynamique,
Dragon Quest VII se démarque très bien des autres jeux de la série tout en lui demeurant fidèle.

screen-shot-2016-09-19-at-10-50-15-pm
Quant aux ennemis, ils sont tous mémorables visuellement, avec des noms tout aussi remarquables. J’avais hâte de rencontrer de nouveaux territoires simplement pour y voir les nouveaux ennemis.
Meowgician est probablement mon préféré. Bien sûr, que serait un jeu Dragon Quest sans les Blue Slimes, cet ennemi iconique de la série. Il est encore au rendez-vous et sera le premier ennemi que vous croisez. Chaque chose à sa place, tout va bien.

Coté ambiance, chose que j’ai vraiment appréciée est la localisation hilarante du jeu. Selon les continents visités, les personnages rencontrés auront parfois un accent irlandais, écossais ou du sud de l’Angleterre, entre autres, ce qui rajoute beaucoup de saveur aux textes. Comme les ennemis, les dialogues étaient une de mes premières motivations pour explorer les nouveaux endroits, plus que la quête primaire.

screen-shot-2016-09-19-at-10-50-26-pm

 

Conclusion

Si vous aimez la série des Dragon Quest ou avez aimé Dragon Warrior VII en particulier, ce jeu est pour vous. Tout y est, avec une nouvelle présentation léchée et quelques petites améliorations sur le plan du design de jeu. Ce jeu vous est fortement recommandé.

Vous n’aimez pas les jeux qui prennent leur temps (le premier ennemi ne se combat pas avant presque 40 minutes de jeu) ou les histoires un peu trop classiques, voire clichées? Ce jeu pourrait quand même vous charmer, même si ma recommandation est moins forte dans ce cas.

screen-shot-2016-09-19-at-10-51-13-pm

screen-shot-2016-09-19-at-11-06-50-pm

Une chose est certaine, une fois que vous entrez dans l’histoire, le jeu devient un incontournable dans votre vie. C’est à peine si je prenais ma douche avec lui. Pour ma part, j’ai très hâte de pouvoir jouer à la remastérisation de la suite, Dragon Quest VIII. Ça sort bientôt, right?

One thought on “Critique – Dragon Quest VII : Fragments of the Forgotten Past

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *