[Actualités] Nintendo retire ses billes du jeu au Brésil

La compagnie Nintendo a annoncé vendredi dernier qu’elle n’exporterait plus aucun jeu ou console vers le Brésil. Les taxes d’importations seraient trop élevées pour Mario selon la déclaration officielle de Nintendo America inc. qui à été envoyée à Polygon le 9 janvier. Cependant, les marchandises dérivées resteront sur tablettes.

« Le Brésil est un marché important pour Nintendo et compte beaucoup d’amateurs passionnés, cependant les défis que l’environnement des affaires locales nous impose rendent notre mode de distribution insoutenable dans le pays. » Bill van Zyl, Responsable de la division latine de Nintendo America.

Les taxes sur l’importation de jeux vidéo au Brésil sont extrêmement élevées depuis les années 90. Ces réglementations ont été mises en vigueur pour protéger le marché local de Sega Genesis(!). Le Brésil est d’ailleurs le seul endroit au monde où l’on produit encore cette console et où l’on peut s’en procurer une neuve. Sega avait à l’époque donné le feu vert a Tec Toy pour les fabriquer et développer des jeux sur cette plateforme, privilège qu’ils détiennent encore à ce jour. Aujourd’hui, ces taxes gonflent les prix des jeux et consoles à un point complètement déraisonnable. La Wii U peut grimper au-delà de 750 $ et les jeux peuvent atteindre plus 140 $. Avec des prix aussi exorbitants, il n’est pas étonnant que le marché brésilien soit constitué en majorité de jeux piratés.

Bresil

De plus, certaines banques brésiliennes ont adopté des règlements qui limitent grandement les opérations en dollars. Il est donc difficile d’acheter sur les magasins en ligne de Nintendo avec une carte de crédit. Un problème que Sony et Microsoft ont réussi à contourner en étant plus flexibles dans la gestion de leurs réseaux. Le marché en ligne de la Wii U est tout simplement inexistant depuis la sortie de la console au Brésil en novembre 2013.

Dans ces circonstances le choix de Nintendo America n’est pas étonnant. L’annonce officielle parlait de « retrait temporaire » n’excluant donc pas la possibilité de revenir si les choses changent. Bien que l’ouverture d’une manufacture locale mitigerait grandement les frais, Nintendo a rejeté cette option, possiblement pour éviter les coûts initiaux d’une telle infrastructure. Cette solution aurait peut-être été préférable que de tourner le dos à un marché potentiel de 200 millions de personnes.

Source: Polygon, UOL Jogos, Extra Credits

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